Targui

~~ "lI n'est pas un Targui qui ne pense à exalter sa mère. Elle est l'âme et le cœur du désert. Elle fait les travaux les plus durs lorsque les hommes partent en caravane. Elle s'occupe des animaux, pile le mil, s'impose les corvées d'eau, abreuve les bêtes, assume l'éducation des enfants. Elle est gaie et heureuse. Le soir, elle chante, elle danse, récite des poèmes et tire de l'imzad, ce violon à une corde, des mélodies qui, lors des veillées nocturnes, apaisent ou exaltent les femmes et les hommes."


Je suis un nomade
Né dans le désert, sous les orages et les tornades.
Sur ses immenses dunes de sable couleur neige
A la croisée du rêve et du voyage.
Sous un ciel azur, teinté d’un arc en ciel comme un tatouage
Et de belles oasis, décor de ses beaux paysages.
Je suis un nomade et fier de l’être,
Loin d’être Celui qui est sans aucun savoir
Et ignore les valeurs.
Ma mère, m’a appris a apaiser mes soeurs
Et a sauver la femme dès ma tendre enfance
Avant l’âge majeur.
Mon père m’a confié le désert et ses voyageurs
Et m’a appris l’hospitalité Targui De tout offrir aux visiteurs.
C’est la leçon de mon désert, pour que les hommes
Découvrent le nomade bienfaiteur.
Je navigue sans boussole a toutes les heures
Et me guide dans ce désert comme un aviateur.
Sous le temps lourd, épais brouillard
Qui défit la force des moteurs.
Je connais telle et telle étoile et ses repères.
Capable de combattre la soif sous la chaleur.
En homme réfléchît, je chasse la peur.
Dans ce navire désert, je reste a bord
Qui pour beaucoup est refuge de la mort.
L’eau y est rare
La soif barbare, souvent c’est de toi qu’elle s’accapare.
Il faut être nomade, pour y vivre sans boire.
Voir ses tempêtes t’engloutir et Le sable fuir.
Mais le nomade y reste le guide
Sans connaître la peur dans ce grand vide.
Il fait face aux tourbillons et aux risques
Aux intempéries et éclipses, Il résiste.
Sous les orages, il s’abrite au creux d’une dune
Dans l’impatience de voir tomber cette pluie fine.
Voir ses premières gouttes
Glisser sur le toit de sa tente ou sur une hutte.
C’est dans ce désert que moi le nomade TARGUI
Savoure ma liberté dans ma vie modeste, douce
Moi fils de ce désert brousse.
Fadi Alansary

Faible, trahie, meurtrie
En plein cœur de cette pluie aux milles bienfaits,
Je me sens pourtant étouffée.
Je me meurs, je brûle, je me noie, je crie.
Tu m'as trouvée, comme un trésor enterré
Ne me dis pas si je suis morte,
Laisse-moi rêver, espérer...je suis vivante
Laisse-moi voler comme un oiseau sans foyer.
Personne. Pas une ombre. Je vis dans la pénombre.
L'orage poignarde le ciel ténébreux
Mon esprit n'est plus qu'un nuage brumeux.
Y' a-t-il un refuge
Où cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Se mêle aux larmes du ciel royal ?
Mailouda Wallet Mohamed
Ici bas, la confiance n'existe plus
Qui que tu fais confiance, finira par te tromper
Que réalisera un chien errant entre les villes ?
Qui vit des colportages sur les hommes des montagnes
Les hommes luttent depuis des années sur les montagnes
Dans les montagnes, c’est les droits de leur peuple qu’ils réclament !
Moi, il me plait de voir les hommes des montagnes, circuler dans les coins de mon pays.
Abdallah ag Oumbadougou